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Des tragédies pas classiques

Date de mise à jour :
Identifiant Offre Info : 14_AF_0000297968
Organisme responsable : Théâtre vivant (ouvre dans un nouvel onglet)

Nouvelle recherche

Présentation de la formation

Objectifs

- Maîtriser les règles de base de l'alexandrin. - Dépasser les contraintes de l'écriture pour dégager son propre espace de créativité. - Identifier d'éventuels défauts techniques personnels et y remédier. - Déjouer des craintes ou « blocages » par rapport à ce type de littérature dramatique. - Découvrir les enjeux théâtraux, philosophiques, politiques… de cette œuvre. - Pouvoir analyser la dramaturgie d'une pièce, les enjeux d'une situation pour en faire matière à…

- Maîtriser les règles de base de l'alexandrin.
- Dépasser les contraintes de l'écriture pour dégager son propre espace de créativité.
- Identifier d'éventuels défauts techniques personnels et y remédier.
- Déjouer des craintes ou « blocages » par rapport à ce type de littérature dramatique.
- Découvrir les enjeux théâtraux, philosophiques, politiques… de cette œuvre.
- Pouvoir analyser la dramaturgie d'une pièce, les enjeux d'une situation pour en faire matière à jeu.
- Devenir force de propositions comme interprète et/ou directeur/trice d'acteurs/trices.
- Être constructif au sein d'un groupe de travail (disponibilité, écoute, bienveillance,…).
 

Programme de la formation

À partir de la fin du XVIe siècle, la tragédie s'impose en Europe, et tout particulièrement en France, comme le genre noble par excellence. Admirée par le public cultivé comme par les critiques, elle connaît une véritable explosion : les pièces se multiplient, les représentations se succèdent dans les théâtres parisiens privilégiés, avant que la Comédie-Française n'impose progressivement son autorité. Cette abondance d'œuvres a été largement filtrée par la tradition scolaire et…

À partir de la fin du XVIe siècle, la tragédie s'impose en Europe, et tout particulièrement en France, comme le genre noble par excellence. Admirée par le public cultivé comme par les critiques, elle connaît une véritable explosion : les pièces se multiplient, les représentations se succèdent dans les théâtres parisiens privilégiés, avant que la Comédie-Française n'impose progressivement son autorité. Cette abondance d'œuvres a été largement filtrée par la tradition scolaire et critique. La mémoire collective n'a souvent retenu que quelques noms consacrés, tels Corneille et Racine, érigés en modèles indépassables du génie classique.
Derrière ces figures tutélaires se cache tout un continent dramatique aujourd'hui méconnu. Antoine de Montchrestien, Alexandre Hardy, Jean de Mairet, Jean de Rotrou, Pierre Du Ryer, Tristan L'Hermite ou Thomas Corneille ont pourtant connu leur heure de gloire et contribué à façonner l'histoire du théâtre tragique. Plusieurs femmes, longtemps reléguées dans l'ombre, ont réussi malgré les obstacles imposés à leur sexe à faire jouer leurs tragédies sur les scènes les plus en vue : Françoise Pascal, Madame de Villedieu, Antoinette Deshoulières, Catherine Bernard, Marie-Anne Barbier ou Madeleine-Angélique de Gomez témoignent de cette présence essentielle.
Entre tragédies et tragi-comédies, ce répertoire révèle une étonnante diversité de mondes : légendes, romans pastoraux, aventures invraisemblables, retournements spectaculaires, tensions politiques, religieuses et morales. 
Au cœur de ces pièces, les personnages — rois, reines, princes, princesses, empereurs, consuls ou figures héroïques — sont confrontés à des dilemmes extrêmes. Ils doivent choisir entre amour et devoir, intérêt personnel et bien commun, fidélité à leurs valeurs et exigences de l'Histoire. Sous les costumes antiques, royaux ou héroïques, ces conflits parlent encore directement aux spectateurs d'aujourd'hui : ils interrogent nos propres rapports au pouvoir, au sacrifice, à la liberté, à la morale et au désir. Ce théâtre pousse tout à l'excès, sans compromis possible, jusqu'à l'alternative radicale entre vivre et mourir.
Des œuvres comme Scédase, Lucrèce, Le véritable Saint Genest, Venceslas, Timocrate, Laodamie ou Les Amazones offrent un réservoir de décors, de passions, de péripéties et de violences encore largement à explorer. elles apparaissent comme des œuvres explosives, parfois dérangeantes, demandant aux interprètes un engagement total. Tout y passe par la langue : rimes, métaphores et figures de style deviennent des armes, une partition exigeante qu'il faut habiter avec rigueur pour en faire surgir le jeu, la liberté, le plaisir et la violence. L'alexandrin classique, loin d'être une contrainte morte, peut alors devenir pour l'acteur contemporain un formidable instrument de libération.

Validation et sanction

Attestation de formation

Type de formation

Non certifiante

Niveau de sortie

Sans niveau spécifique

Durée, rythme, financement

Modalités pédagogiques

F. Rancillac travaillera avec les comédien.nes à partir de leurs propres propositions : si elles sont cohérentes et répondent aux enjeux dramaturgiques de la pièce, il les accompagnera au mieux.

Durée

En centre

140 h

Financement

Conventionnement
Non
Conditions de prise en charge
AFDAS, France Travail

Conditions d'accès

Public visé

  • Tout public

Informations sur les publics

comédiens, comédiennes professionnel.les

Niveau d'entrée

Sans niveau spécifique

Conditions spécifiques et prérequis

-

Lieu de réalisation de l'action

Modalités d'enseignement

Formation entièrement en présentielle

Adresse

26 Rue Robespierre
93100 Montreuil

Responsable : La Guillotine

Périodes prévisibles de déroulement des sessions

Début

Fin

Adresse d'inscription
Théâtre vivant
75005 Paris 5e
État du recrutement
Ouvert
Modalités
Entrées / Sorties à dates fixes